Etape 7 Solenzara - Bastia : La Remontada - 120 kms




 

Dernier jour.


Le réveil sonne à l’aube, et la logistique s’annonce sportive. Nous sommes à Bonifacio, mais la trace démarre à Solenzara. À 6h30, les vélos sont chargés dans le camion, les yeux encore à moitié fermés. Une heure plus tard, un taxi nous récupère pour nous ramener au départ. Solenzara nous attend, silencieuse sous la lumière du matin.

La trace du jour est ambitieuse : plus de 100 kilomètres jusqu’à Bastia, le long de la côte orientale. La journée promet d’être belle, mais longue.

Dès les premiers tours de pédales, la magie opère. Après avoir contourné le terrain militaire de Solenzara, premier demi tour, le gué que nous devions passer est trop compliqué, nous devons rebrousser chemin et prendre une autre alternative.
Nous gagnons finalement la plage. Le sable, la mer, les pins… Une pinède aménagée s’étire devant nous, baignée de lumière. On avance, portés par la beauté brute du paysage.

Mais la Verticale des Groins ne serait pas la Verticale sans un petit détour imprévu. Une "erreur de lecture de carte", et nous voilà en plein cœur… d’un établissement pénitentiaire ! Le seul établissement ouvert de France. Un gardien, surpris, nous arrête façon Starsky & Hutch avant de nous rediriger, avec un sourire amusé, vers la sortie. Liberté retrouvée. Direction la plage, à nouveau. On ne voulait pas rester en prison !

À Ghisonaccia, pause déjeuner bien méritée. Une terrasse en bord de mer, les vagues pour bande-son. L’air sent le sel et la satisfaction.

L’après-midi reprend, direction l’étang de Diane. Une belle piste longe la plage, puis vient le passage le plus insolite de la journée : traversée à pied, vélo sur l’épaule, dans l’eau tiède, pour rejoindre le banc de sable. L’autre rive nous accueille avec son décor surréaliste : un camping naturiste, un parc à lamas… la Corse sait toujours surprendre.

Retour sur la route, bordée d’eucalyptus. Le compteur affiche déjà une belle distance, mais il reste encore 70 km jusqu’à Bastia.
Deux groupes se forment : les plus pressés filent par la route, les autres poursuivent par les chemins. Les kilomètres s’enchaînent, parfois sur une ancienne voie de chemin de fer qui longe la nationale, parfois sur l’asphalte et parfois dans le jardin de partciuliers qui habitent en bordure de rivage.

Le soleil décline, la fatigue s’installe, mais la motivation reste intacte.
Bastia finit par apparaître à l’horizon, baignée par la lumière dorée du soir.
Arrivée à l’hôtel à 18h20, le compteur affiche 125 km pour le premier groupe, le second groupe s'est scindé en 2, une ultime traversée de camp naturiste aura eu raison de Tof et Balou. Roland et Véro, les acharnés, poursuivent dans la nuit et arriveront à l’hôtel vers 21h00 rincés mais heureux d'avoir suivi la trace coute que coute pour faire partie du clan des finishers canal trace historique (le fameux FCTH).

Une dernière étape exigeante, pleine de rebondissements, d’images fortes et de rires partagés.
La Verticale des Groins se termine comme elle a commencé : dans la poussière, la sueur et la beauté brute de la Corse.










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