Dernier jour. Le réveil sonne à l’aube, et la logistique s’annonce sportive. Nous sommes à Bonifacio, mais la trace démarre à Solenzara. À 6h30, les vélos sont chargés dans le camion, les yeux encore à moitié fermés. Une heure plus tard, un taxi nous récupère pour nous ramener au départ. Solenzara nous attend, silencieuse sous la lumière du matin. La trace du jour est ambitieuse : plus de 100 kilomètres jusqu’à Bastia , le long de la côte orientale. La journée promet d’être belle, mais longue. Dès les premiers tours de pédales, la magie opère. Après avoir contourné le terrain militaire de Solenzara, premier demi tour, le gué que nous devions passer est trop compliqué, nous devons rebrousser chemin et prendre une autre alternative. Nous gagnons finalement la plage. Le sable, la mer, les pins… Une pinède aménagée s’étire devant nous, baignée de lumière. On avance, portés par la beauté brute du paysage. Mais la Verticale des Groins ne serait pas la Verticale sans un petit détour...